Le bilan carbone de chaque projet solaire, CO₂ évité face au CO₂ émis
pvSpline confronte les émissions que l’énergie solaire évite sur le réseau aux émissions incorporées dans la fabrication, le transport et la fin de vie des équipements, sur toute la durée du projet, et donne le temps de retour carbone.
Les émissions évitées, face au bon réseau
Le CO₂ évité est l’énergie produite multipliée par l’intensité carbone du réseau qu’elle remplace. Indiquez le code pays à deux lettres et le calcul cherche son intensité dans une table construite à partir de références ouvertes : les données annuelles d’électricité d’Ember, les médianes d’émissions directes du GIEC et, pour la France, la Base Carbone de l’ADEME. Ou saisissez le chiffre de votre propre source.
Opérationnel ou cycle de vie
Un chiffre opérationnel ne compte que la combustion ; un chiffre en cycle de vie ajoute la chaîne du combustible en amont et la construction des centrales. Déclarez la convention que suit votre intensité ; sans chiffre saisi, le calcul prend celui du pays dans cette convention.
Les émissions incorporées, composant par composant
Modules, structure, câblage, onduleur, batterie, transport et fin de vie portent chacun une intensité qui s’applique à la puissance, à l’énergie ou à la capacité du système. Chacune part d’une valeur publiée par défaut ; saisissez celle de la déclaration environnementale de produit (EPD) de votre fournisseur quand vous l’avez. Remplacer l’onduleur ou la batterie pendant le projet compte son empreinte deux fois, et le recyclage peut valoir un crédit en fin de vie.
Le bilan sur la durée du projet
Le bilan court sur le même horizon que la projection financière. Les résultats le tracent année par année et en cumulé, et donnent le temps de retour carbone et le bilan sur la durée de vie, que le rapport imprime pour les déclarations SFDR, CSRD ou GRESB.
En appel d’offres, l’ECS des modules
Pour un appel d’offres CRE, l’évaluation carbone simplifiée est un autre chiffre : l’empreinte certifiée des modules par kWc, vérifiée face au plafond que fixe la famille d’appel d’offres. Le dossier productible donne le verdict.
Un bilan carbone en quatre étapes
- Dans l’onglet Projet, cochez Bilan carbone activé dans la carte EMPREINTE CARBONE.
- Saisissez le Code pays du site, ou l’intensité carbone du réseau, et son mode de comptabilisation.
- Remplacez les valeurs par défaut des composants par celles des EPD de vos fournisseurs quand vous les avez.
- Lancez la simulation et lisez le temps de retour carbone et le bilan sur la durée de vie dans les résultats.
Questions fréquentes
Et si je laisse le pays vide ?
Sans pays ni chiffre, le calcul retombe sur 400 g de CO₂ par kWh, plusieurs fois l’intensité du réseau français : le CO₂ évité d’un site français serait alors fortement surestimé. Indiquez toujours le code pays ou le chiffre.
Cela vaut-il pour un site isolé ou un pompage ?
Oui, pour tous les types de système. Là où il n’y a pas de carte financière, l’horizon du bilan se règle sur la carte carbone elle-même.
Et des modules en couches minces ?
Réglez l’empreinte des modules sur la valeur propre à la technologie : la valeur par défaut est une référence en silicium cristallin.
Le moyen le plus rapide de juger un outil de simulation : le faire tourner sur un projet que vous connaissez déjà.