Agrivoltaïsme : le productible des panneaux, et la lumière laissée aux cultures
pvSpline modélise les deux implantations agrivoltaïques et rend deux résultats côte à côte : l’énergie que produisent les panneaux, et la lumière qui atteint les cultures sous les rangées et entre elles.
Deux implantations agrivoltaïques
- Agrivoltaïque (surélevé) : des panneaux surélevés au-dessus des cultures, réglés par l’entraxe des rangées, la largeur du capteur, la hauteur de leur bord bas au-dessus de la culture et l’effet électrique de l’ombrage.
- Agrivoltaïque (bifacial vertical) : des rangées bifaciales verticales entre les cultures, sur la même géométrie de rangées. Le choisir redresse les modules à 90° et les tourne vers l’est, et un champ jamais réglé part d’un entraxe de 8 m, d’une largeur de capteur de 2 m et d’une garde au sol de 0,5 m.
Un modèle de lumière pour ce qui pousse dessous
À côté du productible, un modèle dédié calcule la lumière qui atteint le sol. Il échantillonne une ligne en travers d’un entraxe et, en chaque point et à chaque heure, détermine si le point est dans l’ombre d’une rangée et quelle part du ciel les rangées voisines lui laissent. La moyenne donne la lumière au sol en part de celle du champ ouvert, et la dispersion le long de la ligne l’uniformité de l’ombrage. Le modèle tourne à côté du productible et ne lui retire rien.
Les chiffres agronomiques du rapport
- Lumière au sol, PAR de la saison de culture et uniformité de l’ombrage, sur la page agronomique que le rapport imprime en tête des graphiques agrivoltaïques.
- La carte thermique de lumière au sol : la lumière disponible au niveau des cultures sous le champ, jour par jour et heure par heure.
- Le transect : la lumière au sol en moyenne annuelle d’une rangée à la suivante, sous la rangée, au milieu de l’entre-rang et sous la rangée suivante, en part de celle du champ ouvert.
Le productible des panneaux
Côté panneaux, la géométrie des rangées fixe l’ombrage mutuel entre rangées, avec des lignes distinctes pour le rayonnement direct et le diffus dans la cascade de pertes, et l’effet électrique de l’ombrage partiel sur les chaînes. Un champ bifacial vertical gagne sur sa face arrière : c’est pour cela qu’il se tient debout.
En 3D, au fil des saisons
La vue 3D du site hisse les deux implantations sur leurs poteaux, à leur garde au sol, les rangées verticales dressées à 90°, au-dessus d’un sol où la culture pousse, sèche et se fauche à mesure que vous déplacez la date d’inspection dans l’année.
L’agrivoltaïsme en droit français
En France, une installation agrivoltaïque doit contribuer durablement à la production agricole de sa parcelle (Code de l’énergie, article L. 314-36), dans les conditions que fixe le décret du 8 avril 2024. La qualification d’un projet revient aux autorités qui l’instruisent ; pvSpline donne les chiffres de la lumière que reçoivent les cultures.
Une étude agrivoltaïque en quatre étapes
- Dessinez le champ dans Carte et attribuez-lui son module.
- Sur la carte de la zone, réglez Champ sur Agrivoltaïque (surélevé) ou Agrivoltaïque (bifacial vertical).
- Réglez l’entraxe des rangées, la largeur du capteur et la hauteur de pose.
- Lancez la simulation, puis lisez les graphiques de lumière au sol et la page agronomique du rapport.
Questions fréquentes
La lumière sous les panneaux réduit-elle leur productible ?
Non. La lumière au sol est un résultat à part, calculé à côté. Les panneaux perdent ce que la géométrie des rangées ombre, ligne par ligne dans la cascade de pertes.
Que signifie la lumière au sol ?
La lumière qui atteint le sol sous le champ, en part de celle que reçoit un champ ouvert au même moment. Le transect la montre d’une rangée à la suivante, la carte thermique jour par jour et heure par heure.
Surélevé ou vertical ?
Les deux rendent les mêmes chiffres agronomiques. L’implantation surélevée place des panneaux inclinés au-dessus de la culture, à la garde au sol que vous fixez ; la bifaciale verticale dresse les rangées entre les cultures, près du sol, avec un gain sur la face arrière.
Le moyen le plus rapide de juger un outil de simulation : le faire tourner sur un projet que vous connaissez déjà.